Wednesday, 16 March 2011

L'oiseau de mauvais augure, par Camilla Läckberg

Le même graphisme que Millénium, le retour d'une enquête en Suède, Actes Sud savent tirer profit d'un succès international.

Pour un polar, je n'ai pas trouvé celui-ci hyper accrocheur. J'ai pu le lire presque entièrement dans les transports (donc j'ai pu résister assez facilement à la tentation de le lire à la maison et d'y passer la nuit). Bien que ce soit plus confortable, c'est aussi un peu triste, j'aime bien être tellement emballée par un livre que je n'en décroche plus !

Bon il se trouve aussi que j'ai attaqué par le 4ème volet, Camilla Läckberg était peut-être moins inspirée.

Globalement j'ai bien aimé. Par contre il y avait des choses assez agaçantes. Genre l'auteur décrit clairement qu'un personnage en sait plus qu'il ne dit, et les enquêteurs ne poussent pas. On garde le truc au chaud pour plus tard. C'est vraiment réaliste, ça ? Je n'ai pas non plus apprécié la chute et n'ai pas sympathisé plus que ça avec les personnages principaux. J'ai eu l'impression qu'il restait une distance entre cette histoire et moi, alors que j'aime bien être complètement immergée dans le livre.

J'ai quand même demandé au CE d'acheter les 2 premiers volumes (bizarrement, ils ont le 3 et le 4 mais pas les 1 et 2 ..)

Thursday, 3 March 2011

Les particules élémentaires, par Michel Houllebecq

Bon alors ce livre avait une couverture sérieuse et au dos, un coup d'oeil m'a révélé que l'histoire allait porter sur un chercheur en biophysique. Voilà qui avait l'air intéressant (avec le risque que ce soit légèrement barbant).

Mais quelle fausse première impression ! Le début du livre semble relativement conforme à ces attentes pourtant. Le chercheur a besoin de prendre un congé sabbatique de 1 an ou plus pour pouvoir réfléchir. Certes, son entretien avec son chef, qui reluque les homosexuels adolescents par sa fenêtre est un peu désarçonnant, mais pourquoi pas. On se promène ensuite dans l'histoire de famille du chercheur. Intéressant, ces vies racontées en quelques pages, voire quelques lignes.

Certaines vies sont vraiment décousues. Celle de sa mère en particulier. Celle de son frère, surtout. On plonge dans le glauque, dans l'enfance et dans la tête d'un "gros dégueulasse", d'un pervers pédophile. Complètement inattendu, cruellement cru. Mais j'ai continué à lire, me demandant par moment si ma nausée était due au bus ou au contenu des pages.

Michel Houllebecq nous fait miroiter une découverte révolutionnaire accomplie par ce fameux chercheur en biophysique. Jusqu'à la fin j'ai espéré la trouver intéressante, cette découverte. Mais au final non, je ne suis pas du tout d'accord avec, c'est nul. Et en plus c'est de la science fiction ! Du coup je n'ai pas lu les 2 dernières pages, j'avais trop l'impression de m'être fait entuber.

Ceci dit, j'ai beaucoup appris en lisant ce livre et l'écriture est captivante et riche. C'est juste .. un livre dangereux à lire à l'aveuglette quoi ^^

Wednesday, 16 February 2011

Mangez-le si vous voulez, par Jean Teulé

Ce livre à la couverture colorée posé sur le stand "nouveautés" m'a tiré l'oeil. Je n'ai pas trop cherché à en savoir plus et hop je l'ai emprunté.

Après l'écriture fluide et lumineuse de Laurence Tardieu dans "Un temps fou", les premières pages de "Mangez-le si vous voulez" ont été laborieuses à lire. Le style d'écriture est maladroit, trop de détails forcés dans les phrases, un vocabulaire qui me plaisait moins ("sa génitrice" pour sa mère ..). Mais bon, on a l'impression de suivre la vie d'un gentil petit aristocrate de la campagne qui va s'en aller en guerre contre la Prusse.

Ce jeune homme s'en va à la foire du village voisin. Sur son chemin, tout le monde est aimable, on se rend bien compte qu'il est très apprécié. Mais une succession d'événements rend la foule folle, et ces voisins et amis perdent la tête et se mettent à torturer Alain. Là je n'ai plus fait attention au vocabulaire, j'étais au bord de la nausée. Jean Teulé nous plonge au coeur du cauchemar .. j'ai été bonne pour un choc. Le pire c'est que c'est une histoire vraie. Ca remet les perspectives en place de lire ce qui s'est passé chez nous, par des gens certes sans éducation mais tout à fait bons par ailleurs. Cela m'évitera peut-être de juger trop vite d'autres civilisations comme primitives sous prétexte qu'une foule a fait quelque chose d'inhumain.

Monday, 14 February 2011

Un temps fou, par Laurence Tardieu

On ne peut pas faire une couverture beaucoup plus sobre .. or comme je suis dans ma période couverture sobre, j'ai foncé. Le titre avait l'air énigmatique aussi. D'ailleurs il s'accorde très bien avec le livre. C'est amusant parce que j'ai lu "Un temps fou" juste après "La ritournelle de la faim" de Le Clézio.

J'y ai retrouvé cette même écriture lumineuse, cette fascination pour les éléments, l'esprit comme pris dans du brouillard du personnage principal. Tourné à l'intérieur de soi.

Je crois que c'est un livre qu'il faut lire plus lentement dans sa tête. J'ai tendance à lire vite, et l'abondance de virgules m'a parfois agacée. Mais si je reprenais la phrase lentement, c'était beaucoup mieux.

C'est une histoire d'amour, une histoire entre deux personnes, qui s'insinue dans la vie de Maud tout au long de 16 années. Il y a des temps forts et des temps d'attente, des relâchements. Comme dans "La ritournelle de la faim", on découvre l'histoire sur plusieurs périodes en même temps (enfin la narration n'est pas rectiligne). C'est un livre très intime et que j'ai beaucoup aimé.

Monday, 7 February 2011

La ritournelle de la faim, par J. M. G. Le Clézio

Comme j'ai beaucoup aimé "Désert" du même auteur, j'ai emprunté ce livre avec plaisir. J'y ai retrouvé le côté lumineux, cette fascination pour les éléments que j'aime beaucoup. L'histoire se déroule à plusieurs époques en parallèle. On découvre une famille Mauricienne à Paris, la vie d'une enfant qui bascule de l'opulence à la pauvreté en même temps que la France sombre dans l'antisémitisme puis l'occupation allemande. J'ai été surprise que l'histoire finisse assez bien. Au final j'ai tout de même moins aimé que "Désert", mais pas de beaucoup.

Monday, 24 January 2011

Black Bazar, par Alain Mabanckou

Le narrateur est un Congolais (du petit Congo, ancienne colonie Française) parisien qui tient son journal. Il y écrit sa vie, un peu comme s'il nous parlait en direct. Il retranscrit aussi des conversations (ou plutôt des monologues) qu'il a entendues, de l'Arabe du coin (en voie de disparition, et qui d'ailleurs est au milieu de la rue), de ses compagnons de bar, de son voisin raciste, de ses amies. C'est intéressant d'explorer les thèmes de l'intégration, de l'immigration, de la colonisation et de ses conséquences à travers les points de vues de tous ces personnages. Les thèmes sont sérieux mais le style d'écriture est aussi vivant qu'une conversation colorée.

Wednesday, 5 January 2011

The Well of Ascension - and - The Hero of Ages, by Brandon Sanderson

[Spoiler]

I really enjoyed Mistborn, the first volume of Brandon Sanderson's trilogy. I even read it three times, and managed to convince myself that it was ok for Kelsier to have died so early in the story. I liked Vin better anyways. Elend started to look bleh but whatever. So I eagerly ordered the next two volumes and read them just as eagerly.



The Well of Ascension was ok. Some level of pessimism, but then it's the middle volume of the trilogy, so hope in the fantasy world has to get low before it can get raised again in the last volume. We learn of cool things, and that compensates for the losses within the main characters.

Then comes the last book and we learn even more secrets. That's very enjoyable. The situation gets more and more bleak as we get closer to the end, with most of the world now dying. And then the mists get into Vin and she becomes their conscience. And all of the army dies. And Elend dies. And Vin dies (but so does the conscience of the dark side of the force). And then Sazed takes the power, becomes god and sets the earth right again. Perfect clear blue skies, beautiful green grass, healthy and Mistborn Spook. Really.

With such a crazy miracle end, did the main characters really have to die ???